S’expatrier aux États-Unis est une aventure passionnante, mais le système de santé américain est aussi le plus cher du monde. Comprendre son fonctionnement, le coût des soins et les solutions d’assurance disponibles est essentiel pour éviter les mauvaises surprises. Voici les conseils d’experts pour les expatriés français.
Lors de notre récent webinaire avec la Chambre de Commerce Américaine, des experts de la CFE, de Santexpat et d’HealthCase ont partagé leurs conseils. Ils ont expliqué comment protéger votre santé aux États-Unis. Ils ont aussi donné des astuces pour préserver votre portefeuille.
Combien coûte la santé aux États-Unis ? Comparaison avec la France
En introduction, Xavier a tiré un constat sans appel. Les États-Unis dépensent plus de 4 500 milliards de dollars par an pour la santé. En France, ce chiffre n’atteint que 400 millions. Si 92% des Américains sont assurés, le reste à charge peut être dévastateur.
Contrairement à la France, où les tarifs des soins sont conventionnés et régulés par l’État, les États-Unis pratiquent le “Free Market Healthcare”. Chaque hôpital, chaque laboratoire et chaque spécialiste fixe ses propres prix.
- La consultation de routine : Comptez en moyenne 150 € pour 15 minutes avec un généraliste (Primary Care Physician), là où le tarif conventionné français reste à 26,50 €.
- L’acte chirurgical : Une prothèse de hanche, citée par Xavier à 20 000 €, peut même atteindre 40 000 € dans certains établissements privés de Manhattan si vous êtes “hors réseau”. En France, le coût complet (hospitalisation comprise) dépasse rarement les 8 000 €, intégralement pris en charge.
À New York, le risque financier est majeur. Comme le souligne Xavier :
“Avoir un problème de santé en urgence à New York City, c’est un risque financier majeur si on n’a pas d’assurance, car la facture immédiate est très élevée.”
Qu’est-ce que le “Out-of-Pocket Maximum” dans le système de santé américain ?
Même avec une assurance, 92% des Américains sont exposés au “Out-of-Pocket Max”. C’est le montant maximum que vous devez payer de votre poche avant que l’assurance ne prenne tout en charge.
- En France : Le reste à charge (ticket modérateur) est souvent de quelques euros.
- Aux USA : Il n’est pas rare d’avoir un reste à charge annuel plafonné à $9,450 pour un individu ou $18,900 pour une famille (plafonds légaux de l’Affordable Care Act pour 2024). C’est ce “reste à charge” qui cause la majorité des faillites personnelles aux États-Unis.
Zoom Expert : L’obésité, un enjeu de santé publique aux USA
En complément des échanges, il est intéressant de noter que 35% des adultes américains sont obèses, contre une moyenne de 19% dans les pays riches. Cette statistique, citée durant le webinaire, explique la prévalence de maladies chroniques (diabète, hypertension) qui font grimper les primes d’assurance locales. Choisir une couverture internationale flexible permet souvent de mieux gérer ces risques sur le long terme.
Réseau PPO : comment réduire le coût des soins aux États-Unis
Pour éviter de payer le “Chargemaster” (le prix catalogue, souvent gonflé de 300 à 600 % par rapport au coût réel), il est impératif d’utiliser un réseau PPO (Preferred Provider Organization).
HealthCase donne accès à des réseaux géants comme Aetna, UnitedHealthcare ou Multiplan, regroupant plus d’un million de professionnels et 7 000 hôpitaux. L’avantage est double :
- Tarifs négociés : En entrant dans le réseau, vous bénéficiez automatiquement des remises de gros négociées par ces assureurs.
- Le Tiers-Payant (Direct Billing) : C’est le point crucial. Grâce à la présentation d’une carte d’assurance locale reconnue, l’assureur règle directement l’hôpital. Vous évitez ainsi d’avancer des sommes qui peuvent atteindre le prix d’un appartement.
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La CFE : la sécurité sociale des Français expatriés
Pour de nombreux Français aux USA, la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) est bien plus qu’une simple caisse de remboursement : c’est l’assurance de ne jamais être “hors système”. Rachida Kaci, Directrice Marketing de la CFE, a rappelé lors du webinaire que cet organisme privé chargé d’une mission de service public est le garant du modèle social français, même à 6 000 km de Paris.
Pourquoi la CFE est essentielle pour les expatriés aux États-Unis
Aux États-Unis, souscrire à une assurance privée locale peut s’apparenter à un parcours du combattant, surtout si vous avez des antécédents médicaux. La CFE casse ces barrières :
- Zéro questionnaire médical : Peu importe votre état de santé actuel, vous êtes accepté.
- Pas de limite d’âge : Contrairement aux assurances privées qui augmentent drastiquement leurs tarifs ou cessent de couvrir après 65 ou 70 ans.
- Continuité immédiate : Si vous adhérez dans les trois mois suivant votre départ de France, il n’y a aucun délai de carence. Vous êtes couvert dès le premier jour.
Comment fonctionne le remboursement de la CFE ?
Le fonctionnement de la CFE est calqué sur celui de la Sécurité sociale. Elle rembourse selon les tarifs de convention français.
Exemple concret : Pour une consultation chez un généraliste à New York facturée 150 €, la CFE appliquera le tarif français (environ 26,50 €) et remboursera 70 % de cette base, soit environ 18 €.
Ce montant peut sembler dérisoire par rapport aux prix américains. Pourtant, la CFE joue un rôle essentiel. Elle sert de socle pour réduire le coût de votre mutuelle complémentaire, comme le souligne Jean-Christophe de Santexpat.
L’avantage stratégique : Le retour en France et la Carte Vitale
C’est sans doute l’argument le plus fort pour les expatriés : le maintien du lien avec l’Hexagone.
- Soins programmés : Pour des interventions lourdes et coûteuses aux USA (chirurgie, soins dentaires complexes), la CFE permet de rentrer se faire soigner en France aux tarifs français.
- Transparence totale : Grâce aux accords technologiques, la CFE permet de conserver ou de créer sa Carte Vitale. Lors de vos vacances ou séjours en France, vous utilisez votre carte chez le médecin ou à la pharmacie comme si vous n’étiez jamais parti. Le tiers-payant s’applique, et vous n’avez pas d’avance de frais sur la part de base.
Comme le résume parfaitement Rachida Kaci :
“La CFE, c’est l’universalité, c’est la sécu pour tous. Notre rôle est d’assurer tous les Français, où qu’ils soient dans le monde, sans exclusion de pays.”
C’est cette notion de solidarité et de continuité qui fait de la CFE un choix de raison, particulièrement dans un pays où la santé est traitée comme un produit financier de luxe.
Assurance santé expatrié : pourquoi compléter la CFE
Jean-Christophe Pandolfi, CEO de Santexpat, a expliqué pourquoi coupler la CFE à une assurance complémentaire est souvent la solution la plus économique.
“Le tarif en complément de la CFE est souvent inférieur au ‘premier euro’ car l’assureur est rassuré de partager le risque d’une hospitalisation lourde avec la Caisse des Français de l’étranger.”
Santexpat ne se limite pas au remboursement. La société propose des services pratiques pour les expatriés. Vous pouvez accéder à la téléconsultation en français et à un accompagnement maternité via WhatsApp. Grâce à leur récente union avec Agora Expat à New York, vous bénéficiez aussi de réseaux de soins de proximité.
Comment bien préparer sa couverture santé avant de partir aux États-Unis
Que vous soyez en VIE, entrepreneur ou retraité, une règle s’impose. Partez toujours avec une couverture santé adaptée. Le système américain ne pardonne pas l’improvisation.
L’excellence de la protection sociale française peut s’exporter, à condition de choisir les bons partenaires. Combinez le socle solidaire de la CFE, l’expertise digitale et humaine de Santexpat et la puissance des réseaux de soins d’HealthCase. Vous réduisez ainsi un risque majeur à une simple formalité administrative. Besoin d’un conseil personnalisé pour votre départ ?
